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Douentza : Petaka le malheureux !

Une attaque terroriste contre les forains de Petaka  fait 06 morts et plusieurs blessés. Le Groupe de Soutien à l’Islam et aux  Musulmans revendique l’attaque. Il resserre l’étau autour du village de Petaka, au seul but de créer une zone sous embargo comme Farabougou et Dinangourou.

Le dimanche 27 juin 2021, des individus armés ont tiré à bout portant sur deux minus-bus qui transportaient des paisibles forains, faisant des morts. Originaires du village de PETAKA, ces derniers revenaient de la foire de Douentza, localité située à 11 Km de leur village.  

Alertés, les jeunes dudit village, qui assurent la défense des habitants, se sont rués sur lieux. Là, les combats ont duré plus d’une demi-heure avant que les assaillants ne prennent la fuite.

Le bilan total de cette attaque est de 6 morts.

Une escorte militaire a été prévue mais les Famas affirment qu’ils ne peuvent aller au-delà de 2km

Plusieurs sources concordantes ont affirmé que le commandant de zone de Douentza avait ordonné à ses hommes d’escorter les véhicules des forains jusqu’à leur destination. C’est ainsi qu’aux environs de 16 heures, les minus-bus  des forains ont pris la direction de Petaka ; accompagnés de quelques pick-up des Famas. Cependant, nous avons appris que les militaires ont attendu la sortie de la ville pour rebrousser chemin.

Un rescapé joint  par téléphone dit : « l’escorte nous a abandonnés à la sortie de Douentza. Ils ont dit qu’ils ne peuvent pas aller au-delà de 2Km de la ville ». Pourtant, Petaka est à 11Km de là.

Les hommes de Kouffa signent

Dans une vidéo de 5 minutes, la Katiba de Macina, affiliée au GSIM, a revendiqué l’attaque. La katiba va plus loin en disant qu’ils ont tendu l’embuscade contre Danan Ambassagou, faisant référence aux jeunes du village de Petaka, venus secourir les forains.

Aussi ont-ils exposé les butins de guerre qu’ils ont pu récupérer avec ceux qu’ils considèrent comme les hommes de Toloba.

Petaka fait de plus en plus l’objet d’attaques terroristes. Après Mondoro, Farabougou, Dinangourou, les terroristes ont juré de mettre Petaka sous embargo.

L’hivernage compromis. Une catastrophe humanitaire est à craindre

Cette année encore, la terre ne saurait être labourée à Petaka, compte tenu du regain de violence. Pourtant l’agriculture constitue l’activité principale et vitale pour les locaux. Les réserves vivrières étant épuisées depuis, disons que la question humanitaire dans cette localité se trouve à une phase critique.

La disette risque de frapper les habitants, si des mesures urgentes ne sont pas prises.

Oumar ONGOIBA

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