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Administration : Syndicats de la plateforme commune, 15 jours de grève insuffisants pour se faire entendre

Le préavis de grève de 360 heures (15 jours ouvrables, allant du 19 octobre au 06 novembre 2020) des 4 syndicats de l’administration que sont le SYNAC, SYLTMA, SYNTRACT et CS-ADR, fait grincer les dents au sommet de l’état. Une réunion de conciliation a été provoquée le 16 et 17 octobre. Elle a réuni la commission de réconciliation et les syndicats.

Cette rencontre a examiné les 11 points inscrits dans le préavis de grève. Suite aux échanges, les parties se sont séparées dans le désaccord.

Le procès-verbal issu de la rencontre, donne des précisions sur ce désaccord.

A cet effet, nous apprenons comme doléance, l’octroi d’une prime de sujétion pour risques de 400 000 FCFA et d’une indemnité spéciale aux administrateurs civils et aux membres du corps préfectoral à partir du premier janvier 2020.

Une indemnité de résidence accordée aux administrateurs civils et corps préfectoral à hauteur de 225 000 FCFA du 1er janvier 2020 et de 225 000 FCFA en janvier 2021, pour ceux qui ne bénéficient pas de logement mis à la disposition par l’Etat.

Il est aussi mentionné dans le PV de non réconciliation la majoration de la prime de fonction spéciale de 300%, accordée au personnel des services du ministère de l’administration territoriale.

En réponse à ces 4 points, le procès-verbal mentionne la réticence du gouvernement, qui met en avant un souci de soutenabilité budgétaire. L’incidence budgétaire est évaluée à 26 670 763 013 (vingt-six milliards six cent soixante-dix millions, sept cent soixante-trois mille, treize)  FCFA.

Aussi, autres points non moins importants, sont évoqués. Il s’agit de la fixation du nombre d’agents de sécurité affectés aux représentants de l’Etat et de leur mise à la disposition effective au plus tard le 30 avril 2020 ; la prise en charge effective des salaires et accessoires des fonctionnaires des collectives territoriales relevant du cadre de l’administration par le budget de l’Eta.

De même, les grévistes demandent la relecture des cadres organiques des services étatiques pour prévoir les corps de fonctionnaires des collectivités territoriales du cadre de l’administration générale ; l’élaboration d’un plan de carrière pour les fonctionnaires des collectivités territoriales ; le traitement des états de salaire de l’ensemble du personnel des agences de développement régionale du Mali sur la base des budgets annuels 2020 des ADR validés en conseils d’administration et approuvés par la tutelle ; l’application immédiate des accords d’établissement des ADR du Mali et l’ouverture d’une concertation pour doter les ADR(EPA) de ressources propres pour un meilleur ancrage régional au plus tard le 30 septembre 2020.

Faute de non conciliation sur ces différents points inscrits dans le préavis de grève, les 4 syndicats de l’administration restent menaçants. Ils promettent de reconduire la grève, après épuisement des 360 heures, commencé depuis le 19 octobre 2020.

Sur ce point la parie gouvernementale n’entend pas fléchir. Le gouvernement précis que dans le procès-verbal de non-conciliation, il n’est pas question de reconduire la grève ; mais aussi qu’une éventuelle reconduction de la grève est tout simplement illégale.

M C

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