Édito - Il faut le dire

Aw sanbɛ, sanbɛ !

Une année se termine, une autre commence ainsi va le monde. L’homme, en remarquant les cycles des saisons et des mouvements des astres s’est créé un calendrier pour compter le temps. Il existe plusieurs calendriers, dans le monde, mais il faut reconnaître qu’aujourd’hui, le calendrier grégorien, basé sur l’année solaire, c’est-à-dire le temps d’une rotation de la terre autour du soleil, adopté par les puissances occidentales est le plus populaire. C’est pourquoi, fêter le jour de l’an est devenu un évènement planétaire et le Mali n’échappe pas à cette fièvre mondiale du « 31 » c’est-à-dire la fête du nouvel an, surtout dans les villes. Elle est aussi malheureusement la nuit de tous les dangers surtout pour les jeunes.

En dehors de son aspect festif, le nouvel an est aussi l’occasion des bilans et surtout des promesses des chefs d’états à leurs peuples, des chefs d’entreprises à leurs employés généralement des responsables à leurs subordonnés. Pour cela des cérémonies de présentations de vœux se déroulent dans tous les services, du sommet à la base, cérémonies qui ressemblent plutôt à des rituels d’allégeance de vassaux à leur seigneur au temps de la féodalité. Cette année à cause de la COVID, Koulouba a été épargné de ce rituel dont l’utilité n’est pas évidente.

Mais grâce au petit écran et par la voix des ondes, nous avons entendu, notre président de la transition avec un look à la feu général Moussa Traoré au sommet de sa puissance, reprendre les mêmes ritournelles qu’il avait utilisées lors de son investiture et qui avaient donné quelques espoirs à de nombreux maliens. Hélas, plus de cent jours après son investiture, force est de constater que « les fruits n’ont pas tenu les promesses des fleurs » D’aucuns diront que c’est encore trop tôt, mais une de nos sagesses ne dit-elle pas : « suu mi bɛ ja, a bɛ dɔn fitiri fɛ » autrement dit : « que l’annonce d’une bonne nuit se reconnaît dès le crépuscule » ? Mais comme Martin Luther King, pour la plupart des maliens, « Il faut accepter les déceptions passagères, mais conserver l’espoir pour l’éternité. »

Pour les communs des maliens, comme d’habitude des cartes de vœux ont été suffisamment imprimées pour souhaiter aux proches, amis et collaborateurs « bonne année, bonne santé 2021 ». La presse n’est pas en reste, et comme chaque année votre hebdomadaire « Delta News » se fait le devoir de vous souhaiter bonne et heureuse année, Aw sanbɛ, sanbɛ chers lecteurs et lectrices.

Nous n’en resterons pas là. En terme, de la tenue de nos promesses, nous pouvons nous féliciter du lancement en ligne de votre hebdomadaire. En effet, depuis bientôt deux mois, votre journal est aussi en ligne. Son site est : www.deltanewsmali.ml. Il a également une page Facebook, très animée. Par ailleurs, vous aurez remarqué que depuis la rentrée en octobre, la version papier est passée de 08 à 12 pages et qu’il consacre au moins 03 pages pour les avis et annonces. Dans les semaines à venir, nous ouvrirons une rubrique intitulée « Ce qu’il faut faire…sans état d’âme », rubrique dans laquelle nous ferons des propositions fortes pour la refondation de l’état. Ce sera une de nos contributions à la réussite de la transition et à la refondation de l’état. Sans oublier que l’inspecteur Colombo continuera à dénoncer sans état d’âme « les prédateurs de la république ».

Aw sanbɛ sanbɛ, chers lecteurs et lectrices et que Dieu vous préserve de la COVID- 19, la star actuelle des maladies létales !

…sans rancune

Wamseru A. Asama

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