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Résumé du rapport 2019 de l’OCLEI remis au président de la transition le 14 octobre 2021.

Concernant la prévention, l’OCLEI a mené 11 activités d’information et de
sensibilisation à travers le Mali ; 674 personnes ont participé à ces activités.
Concernant les déclarations de biens, l’OCLEI a exploité 400 déclarations. Il a
mis en place et animé un dispositif de gestion des déclarations de biens. L’OCLEI a
constaté que le Premier ministre et plusieurs ministres sont entrés en fonction sans
avoir procédé à leur déclaration de biens. Certains ministres sont restés en fonction
plus d’une année, d’autres plus de trois ans sans effectuer leurs déclarations de
biens.
Concernant la répression de l’enrichissement illicite, l’OCLEI a mis en place un
Numéro vert 80 00 22 22 dont le lancement a eu lieu le 10 décembre 2019. En
outre, il a ouvert 32 dossiers d’enquête dont 3 ont été transmis à la justice. La valeur
des biens meubles et immeubles présumés illicites dans ces 3 dossiers s’élève à 4
milliards 279 millions de FCFA alors que le total des revenus légitimes des 3 agents
publics concernés est de 127,69 millions de FCFA dans la même période. La valeur
des biens représente plus de 33 fois le total des revenus légitimes.
Concernant les avis et recommandations, l’OCLEI, sur auto-saisine et après
examen, a constaté que la liquidation, en 2015, des indemnités de départ à la
retraite du directeur général adjoint et de l’agent comptable de l’Institut national
de Prévoyance sociale (INPS) est contraire à la loi. En dehors de toute légalité, le
directeur général adjoint a perçu 353,72 millions de FCFA ; et l’agent comptable a
perçu 1 milliard 70 millions de FCFA.
Concernant la coopération, l’OCLEI a signé un protocole d’accord de partenariat
avec l’Agence nationale de Lutte contre la Corruption et de Promotion de la Bonne
Gouvernance (ANLC) de Guinée et l’Instance nationale de la Probité, de la Prévention
et de la Lutte contre la Corruption (INPPLC) du Royaume du Maroc. Il a représenté
le Mali dans les travaux du Mécanisme d’examen de l’application de la Convention
des Nations-Unies contre la corruption. Dans ce cadre, il a organisé un atelier d’auto-
évaluation du Mali qui, pour le Deuxième cycle, est en cours d’examen par la France
et les Seychelles.
Concernant l’évaluation des activités liées à la prévention et à la répression
de l’enrichissement illicite, l’OCLEI, après analyse des rapports des structures
de contrôle, évalue à 51,4% le taux des recommandations entièrement mises en
œuvre par les structures contrôlées. Près de 97% des recommandations sont de
nature administrative. En outre, les textes sur l’enrichissement illicite présentent des
insuffisances qui affaiblissent la lutte contre le fléau.

Source : OCLEI



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