Édito - Il faut le direHumeurLa Une

Humeur

Ce qu’il faut faire…

“L’abandon en plein vol !’’ C’est l’expression du premier ministre qui a causé la fureur des autorités françaises. Tour à tour, la ministre de la défense, le ministre des affaires étrangères ont, en des termes peu diplomatiques exprimé leur colère, que dire, leur rage contre le premier ministre malien. Et, pour couronner le tout, le président Macron lui-même s’est engouffré dans le concert des termes très irrévérencieux envers notre gouvernement et même contre le régime des Colonels. Ces autorités françaises se sont senties d’autant très offusquées que les propos de Choguel K. Maiga sont intervenus quelques jours après que “la perfide Albion” et ses cousins outre atlantique, américains et australiens aient non seulement annulé un gros contrat mais ont aussi ignoré la France dans leur stratégie de la sécurisation du pacifique. Alors ne pouvant pas proférer des menaces contre leurs “amis” anglo-saxons, il fallait s’attendre qu’ils déversent toute leur colère sur un pays pauvre très endetté(PPTE) qui a le culot de les dénoncer comme pays ayant fui les combats en pleine bataille, qui plus est, un pays qui a perdu d’une cinquantaine de ses fils dans cette guerre du Sahel qui n’en finit pas ! La « douce et vaillante France » est d’autant plus agacée que les européens qu’elle a entrainés dans son aventure au Sahel sont de plus en plus réticents de la pertinence de cette intervention militaire au Sahel. Or, elle a conscience qu’elle seule ne peut pas supporter le poids de cette guerre.

Laissons tomber les humeurs des français et parlons plutôt de ce que la transition doit poser comme actes, et tout de suite, sans état d’âme :

1) déclarer que le pays est en état de guerre ;

2) suspendre la Constitution ;

3) décréter une Mobilisation générale ;

4) demander le départ de toutes les forces étrangères du pays.

5) lancer un ultimatum aux groupes terroristes d’obédience malienne d’ouvrir des négociations avec le gouvernement ;

6) élaborer notre propre stratégie de reconquête du pays dans un délai qui n’excède pas 18 mois. Après la pacification d’au moins trois quarts du territoire national, faire élire une assemblée constituante qui proposera au peuple une nouvelle constitution et tous les textes de refondation dans une période n’excédant pas 09 mois. Cette période sera mise à contribution pour battre une monnaie nationale à moins qu’entre temps, la CEDEAO ait mis en place l’ECO qui ne soit pas arrimée à l’euro. Tout pays qui s’engage à nous aider dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant sera le bienvenu.

Nous n’avons plus le choix si nous voulons une renaissance du Mali.

…sans état d’âme

Hamidou Ongoïba

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