Sécurité

En représailles à la rencontre de haut niveau autorités-chasseur. Les GAT dynamitent le pont qui relie Bandiagara-Sévaré.

Un handicap de taille contre les FAMa et habitants du Centre et du Nord

Le plus gros pont de la RN15 qui relie Bandiagara à Sevaré a été totalement détruit par un groupe armé affilié au GSIM dans la soirée du Mardi 31 Aout 2021, apprend-t-on d’une source locale. Cette mesure d’isolement intervient quelques jours après la grande rencontre entre les autorités, la population des 4 cercles du pays Dogon et les chasseurs du Centre ; rencontre au cours de laquelle les accords locaux ont été déclaré irrecevables.

Selon plusieurs sources concordantes, c’est justement en réponse à cette rencontre jugée périlleuse pour eux, que les Groupes Armés Terroristes (GAT) ont décidé de dynamité le pont.

Adama Diongo, président  du collectif des Jeunes de la localité donne plus de détails, « les terroristes et leurs complices locaux qui, un temps avaient réussi à diviser les populations avec l’histoire des accords locaux, voient leur plan se dissoudre peu à peu. Surtout, ils n’ont visiblement pas aimé le fait que les fils du Centre se sont retrouvés à Bandiagara le 29/8/2021 puis afin de créer une union sacrée pour la défense de leur patrie. » Il poursuit «  cette pilule a été difficile à digérer par ceux qui croyaient avoir pu injecter le virus de la fragmentation au sein des populations des cercles de Bandiagara, Bankass, Koro et Douentza. Voilà pourquoi quelques égarés, malfrats et ennemis de la nation, guidés par la haine, ont décidé de dynamiter le pont de Yawakanda. »

Pour Debou SAGARA, porte-parole de Danan Ambassagou, « L’objectif des GAT est de faire mal et d’attendre qu’une déviation soit créée pour en faire un espace de pose d’engin explosif en vue de punir les populations qui ont décidé de raffermir leur lien. »

Force est de souligné que  les GAT ont frappé là où ça fait mal, car il faut rappeler que ce pont est très stratégique autant pour les populations du Centre, du Nord et pour les FAMa.

D’abord pour les populations, elles sont désormais coupées du reste du monde, c’est un embargo qui ne dit pas son nom. Donc, en plus des attaques terroristes auxquelles elles se trouvent exposée, bientôt une crise humanitaire risque de frappée les habitants qui se ravitaillent à travers cette voie.  

Ensuite pour les FAMa, c’est le comble de l’instabilité ou du chaos, car désormais le couloir de ravitaillement est bloqué. Pour ceux qui ne le savent pas encore, l’armée malienne et même les forces étrangères se servent de cette route pour ravitailler en matière de vivre ou d’équipement de militaire les soldat engagés sur le front dans les localités de Bandiagara, Bankass, Koro, Douentza et le Nord.  En outre, c’est par cette même voie jugée « plus sûre que la RN16 » que le relèvement des troupes maliennes se fait généralement. Face à ce circuit de communication qui vient d’être coupé, quel sera donc le sort des soldats sur le front ? 

En tout cas, il y’a péril en la demeure, car plus les autorités tardent à  rétablir ce trafic routier, plus le contrôle de l’Etat  s’amenuise sur les localités ciblées.

Oumar ONGOIBA

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